Les sulfates : des agents lavants puissants
Dans un shampoing, ce sont les tensioactifs qui permettent d’éliminer le sébum, la transpiration, les impuretés et les résidus de produits présents sur le cuir chevelu et les cheveux.
Parmi eux, certains sulfates comme le Sodium Lauryl Sulfate (SLS) ou le Sodium Laureth Sulfate (SLES) sont largement utilisés. Pourquoi ? Parce qu’ils nettoient efficacement et produisent une mousse abondante. Or, pendant longtemps, cette mousse a été associée à l’efficacité : plus ça mousse, plus ça lave.
En réalité, ce n’est pas si simple. Un shampoing n’a pas besoin d’être extrêmement détergent pour être efficace. C’est précisément l’un des principes qui guide les formules Maison Jearom : nettoyer suffisamment, mais sans rechercher la puissance lavante pour elle-même.
Pourquoi les sulfates sont-ils décriés ?
Leur principal reproche tient justement à cette capacité à dégraisser efficacement. Lorsque le nettoyage est trop intense ou trop fréquent, certains tensioactifs peuvent retirer une partie des lipides naturellement présents à la surface du cuir chevelu et de la fibre.
Résultat possible : un cheveu qui paraît plus sec, plus rêche, moins souple ou plus difficile à démêler. Sur un cuir chevelu sensible, ce type de nettoyage peut également favoriser inconfort, sécheresse ou sensations d’irritation. C’est particulièrement important pour les cheveux déjà sensibilisés : colorés, décolorés, bouclés, secs ou fragiles.
C’est là qu’un cercle de compensation peut s’installer : on nettoie fortement → la fibre et le cuir chevelu se dessèchent davantage → on ajoute ensuite des soins nourrissants, apaisants ou très conditionnants pour retrouver confort et douceur. Autrement dit : on enlève beaucoup, puis on cherche à remettre.
Chez Maison Jearom, nous avons choisi une autre approche : une base lavante ultra-douce, sans sulfates, associée à un pH compris entre 4,5 et 5,5, pour nettoyer efficacement sans rechercher un effet détergent excessif. L’idée est simple : préserver dès l’étape du shampoing, plutôt que devoir compenser ensuite.
Pour nous, mieux vaut travailler dès la première étape dans le bon sens, c'est ce que nous faisons avec tous nos Shampoings solides.
Les silicones : lisser et gainer la fibre
Les silicones ont un tout autre rôle. On les retrouve souvent dans les après-shampoings, les masques, les sérums ou les soins sans rinçage. Ils se déposent à la surface du cheveu et créent un film qui peut : faciliter le démêlage, réduire les frottements, contrôler les frisottis, lisser visuellement la fibre, apporter immédiatement douceur et brillance.
C’est ce qui explique leur utilisation massive dans les soins capillaires. Ils permettent d’obtenir très rapidement un cheveu qui paraît plus lisse, plus doux et plus discipliné.
Pourquoi les silicones sont-ils décriés ?
Mais c’est précisément cette action de surface qui est au cœur des critiques.
On entend parfois dire que les silicones « étouffent » le cheveu. Techniquement, ce terme n’est pas exact : un cheveu ne respire pas. En revanche, certaines silicones peu solubles peuvent s’accumuler progressivement à la surface de la fibre. À force d’applications, le cheveu peut alors sembler plus lourd, plus chargé, perdre du volume ou devenir moins léger au toucher.
Et surtout, certains de ces dépôts peuvent nécessiter un nettoyage plus détergent pour être correctement éliminés.
C’est là qu’ à nouveau, un cercle de compensation peut apparaître : on gaine la fibre → les dépôts s’accumulent → on nettoie plus fortement pour les retirer → le cheveu paraît plus sec → on recherche à nouveau davantage de gainage et de douceur.
Autrement dit : on crée une sensation de douceur en surface, puis on utilise parfois un lavage plus puissant pour retirer ce qui s’est accumulé.
Chez Maison Jearom, nous avons choisi une autre approche : des Rituels capillaires naturels et solides sans silicones, conçus pour apporter souplesse, brillance et protection grâce aux actifs, aux huiles végétales et aux beurres intégrés à la formule. L’idée est simple : travailler la matière du cheveu, plutôt que construire sa douceur principalement par un effet de gainage.
Sulfates et silicones : deux fonctions différentes, un même sujet
Les sulfates et les silicones n’ont pas le même rôle. Les premiers nettoient. Les seconds gainent et conditionnent. Mais dans certaines routines, leur utilisation peut créer une forme de dépendance entre les étapes : un lavage puissant appelle davantage de soin ; un gainage important peut appeler un lavage plus puissant.
C’est précisément ce fonctionnement que nous avons choisi de questionner chez Maison Jearom. Plutôt que de construire une routine où chaque étape doit corriger la précédente, nous voulons que chaque geste travaille dans la même direction. Nettoyer sans décaper. Nourrir sans alourdir. Protéger sans masquer. Faire briller sans dépendre d’un effet de surface.
Chez Maison Jearom, nous avons choisi : une base lavante ultra-douce ; des formules au pH adapté ; des huiles végétales ; des beurres ; des actifs concentrés; et un format solide qui nous permet de réduire l’eau pour concentrer davantage la formule sur ce qui compte réellement.
Notre ambition n’est pas de construire la beauté du cheveu par une succession de compensations. Nous voulons que le nettoyage, le soin et la protection travaillent ensemble.
Sans sulfates. Sans silicones. Et sans choisir entre performance, plaisir et engagement.